Précarité alimentaire à Grenoble : pourquoi créer un marché local et solidaire ?
A Grenoble, en 2022, près de 15 % des ménages seraient en privation matérielle et sociale et 10 % d’entre eux déclarent se priver de manger de la viande, du poisson ou un équivalent végétarien tous les deux jours.
En France,16% de la population ne mange pas à sa faim, soit 10 millions de personnes et 32% peinent à se procurer une alimentation saine leur permettant de faire 3 repas par jour. Entre 2021 et 2023, la part de personnes ne pouvant pas toujours manger les aliments souhaités a augmenté de 9 points, s’établissant à 51 % en 2023. La réponse institutionnelle à la précarité alimentaire se concentre aujourd’hui autour de l’aide alimentaire, or une personne sur 2 en situation de précarité n’y a pas recours. (source: Credoc, 2023).
Le labo de l’Economie Sociale et Solidaire définit la précarité alimentaire comme la “situation dans laquelle une personne ne dispose pas d’un accès garanti à une alimentation suffisante et de qualité, durable, dans le respect de ses préférences alimentaires et de ses besoins nutritionnels, pouvant entraîner ou découler de l’exclusion et de la disqualification sociale ou d’un environnement appauvri”.
Depuis quelques années des initiatives émergent un peu partout en France pour expérimenter des solutions qui luttent contre la précarité et s’engagent pour défendre un droit à l’alimentation. Chercher à rendre ce droit à l’alimentation effectif c’est garantir à chacun·e l’accès à une alimentation de qualité, durable répondant à la fois aux besoins nutritionnels et aux préférences.
Ainsi le marché Flaubert tente de s’inscrire dans cette démarche. Récit d’un marché de plein vent pas comme les autres.
Un marché local et solidaire à Grenoble construit avec les habitants
C’est en 2020 que les premières germes du projet apparaissent. Les associations de la Bifurk et Cultivons !, récemment arrivée sur le quartier Flaubert avec l’ouverture prochaine du Bar Radis, s’associent autour du projet “Actions Habitants Flaubert”. Entre 2020 et 2022, les associations ont proposé plusieurs temps participatifs aux habitants du quartier, pour recueillir leurs récits sur la vie dans le quartier, leurs envies et idées et les accompagner à la réalisation de celles-ci. Au fil de ces échanges, un désir commun émerge chez les habitant-e-s : avoir un marché alimentaire sur le quartier.
“Un marché ici ce serait super, pour acheter des légumes, du fromage”, une habitante du quartier, 56 ans. “Le lieu de rencontre idéal ? Un marché dans le parc à l’attention de tout le monde”, un habitant du quartier, 25 ans
Le quartier Flaubert est un quartier relativement récent, qui se construit sur une zone d’aménagement concerté (ZAC) de 90 hectares. Sur d’anciennes friches industrielles, des logements, bureaux, locaux commerciaux et espaces verts sont ainsi construits ou en cours de construction, les travaux étant prévus jusqu’en 2026. Ce nouveau quartier se trouve à la jonction des quartiers Capuche, Malherbe et Beauvert.
Le Collectif des Usagers de la Bifurk (CUB) et Cultivons ! évoquent ensemble la création d’un marché en alliant les compétences respectives d’événementiel sur site de la Bifurk et de projets autour de l’alimentation de Cultivons. En 2023, après l’ouverture du Bar Radis, et le post covid, Cultivons ! et La Bifurk décident de rendre concret cette idée qui germe depuis 3 ans ! La volonté est de créer un marché de producteur·ices qui expérimente la démocratie alimentaire à l’échelle du quartier : rendre accessible une alimentation de qualité au plus grand nombre et co-construire la démarche avec des habitants.
A l’automne 2023, c’est parti ! Un premier marché de producteur·ice·s se tient lors des Bifurkations. En parallèle, la mobilisation habitante est lancée : déambulation dans l’espace public, aller-vers, temps d’échange dans des lieux d’accueil pour inviter les habitants aux premières rencontres. Enfin, Cultivons ! et le CUB s’activent pour rendre concret le marché : montage du projet et du budget, préfiguration du fonctionnement de la dimension solidaire, recherche de financements.
Démocratie alimentaire : l’innovation du marché Flaubert à Grenoble
Le marché Flaubert est plus qu’un simple marché de plein vent. Il répond à 3 enjeux actuels autour de l’alimentation : démocratie, qualité et accessibilité.
Participation citoyenne : un pilier du marché Flaubert
Dans l’idée de rendre accessible une alimentation de qualité au plus grand nombre, il est question de faire avec les habitant·es pour que le marché réponde à leurs besoins et garantisse une alimentation choisie et ainsi créer des espaces de démocratie alimentaire.
Ainsi entre Novembre 2023 et Septembre 2024, 13 rencontres habitantes ont eu lieu. Elles ont permis de définir une base de connaissances commune sur l’alimentation, le système agricole et alimentaire et d’échanger autour des pratiques alimentaires de chacun·e. Pour finalement aboutir à des choix concernant le marché : critères des produits et producteur·rices, horaires et jour de marché, animations.
Les producteur·rices sont aussi intégrés dans la démarche de co-construction afin de donner la voix à chaque partie prenante impliquée dans la mise en œuvre des marchés.
Consommer local à Grenoble : quels critères de qualité ?
La définition de qualité a été réfléchie avec les habitant·es et avec la définition du réseau CALISOLI. Les producteur·ices présents au marché répondent par leur localisation et leur mode de production à des critères définis par le groupe habitant. Il était aussi important de proposer des produits transformés et des produits traiteur, en mettant à l’honneur d’autres cultures alimentaires, afin de respecter les préférences de chacun·e.
Tarification solidaire : comment fonctionne ce marché à Grenoble ?
Dans la logique de rendre accessible ces produits de qualité au plus grand nombre, le principe de triple tarification a été posé dès le lancement du projet. Il s’inspire d’autres marchés ayant mis en place ce système notamment le marché du lavoir à Dieulefit. Les 3 tarifs qui ont été fixé pour le lancement des marchés :
> Tarif Solidaire : 80% du prix producteur
> Tarif Producteur : 100%, fixé par le producteur/la productrice
> Tarif Soutien : 110% du prix producteur qui a évolué en 120% en 2025
A chaque stand, l’habitant·e choisit le tarif qu’il·elle veut payer au producteur·ice Une caisse commune au marché mutualise l’ensemble des excédents (tarifs soutien) et déficits (tarifs solidaires) perçus par les producteur·ices. Chaque producteur·ice verse son excédent à la caisse ou perçoit le manque à gagner du déficit. Ainsi les habitant·e·s peuvent payer en fonction de leurs moyens et les producteur·ices sont assuré·es d’être payé·es au juste prix.
Le succès du marché Flaubert : fréquentation, impact et évolution
Du marché test au marché hebdomadaire : une montée en puissance réussie
L’année 2024 a été un test pour le marché Flaubert : il a lieu une semaine sur deux, d’avril à octobre, avec une pause au mois d’août. C’est une façon de sonder les habitant·es sans trop engager les producteur·rices et de s’assurer que le marché réponde à un besoin du quartier et puisse s’y installer de façon durable. Un premier marché d’inauguration permet d’identifier le marché Flaubert comme un espace convivial d’accès à une alimentation de qualité pour toutes et tous, dans le quartier et plus largement dans la ville de Grenoble. Les habitant·es venu·es pour découvrir ce nouveau marché sont nombreux·ses et très enthousiastes à l’idée d’avoir un marché de produits locaux proche de chez elles·eux et déjà la plupart aimeraient pouvoir venir chaque semaine. Ça y est, le marché Flaubert est lancé !
À présent, l’enjeu est de garantir un développement durable du marché. Cela passe par la fidélisation d’une clientèle régulière, le renforcement de l’approche participative qui fait la force du projet, la compréhension et l’utilisation de la triple tarification mais aussi la stabilisation du nombre d’agriculteur·ices présent·es.
Lors des premiers mois, le marché devient un lieu d’approvisionnement et de rencontres. La convivialité du Marché Flaubert est une motivation supplémentaire pour y faire ses courses. Le système de tarification différenciée est apprécié et commence doucement à être compris et utilisé, beaucoup de pédagogie auprès des client·es est fait par les agriculteur·ices. “Le concept de tarification solidaire plait, beaucoup de retours positifs.” Le Chant du Coteau.
Finalement, le lancement de ce nouveau marché au fonctionnement peu conventionnel est une réussite. En 2025, Cultivons ! et la Bifurk ! décident de pérenniser le marché et de tester de nouvelles façons de faire en continuant d’impliquer les personnes qui y participent. Suite aux retours des habitant·es et des agriculteur·ices, le marché a désormais lieu toutes les semaines toute l’année ! Pour maintenir son caractère inclusif et participatif, Cultivons ! et La Bifurk introduisent des marchés festifs trimestriels, incluant des animations et la présence élargie d’acteurs locaux.
La communication reste une priorité pour faire connaître les valeurs du marché et sensibiliser les habitants au système de tarification solidaire. De plus, la gestion du dispositif évolue pour s’adapter à une organisation plus fréquente et au besoin de Cultivons ! de recueillir davantage d’indicateurs, tout en restant respectueuse des besoins des participants.
“La pub est très importante pour faire connaître ce marché et ses valeurs solidaires. Il ne faut vraiment pas lâcher sur ce point pour que le marché dure”. Ruchers du Verderet
Pour revenir sur l’année 2025, 50 marchés ont été organisés avec 7 stands en moyenne et la fréquentation du marché a augmenté par rapport à 2024. Au niveau de la tarification, en moyenne 3/4 des ventes se font au tarif producteur tandis qu’un gros quart se répartit entre des tarifs soutien et solidaire. Les tarifs solidaire sont plus nombreux que les tarifs soutien, notamment lors des moments de faible fréquentation comme l’été, ce qui explique que le solde de la caisse diminue. La quantité importante de tarif solidaire est un indicateur de réussite du marché puisque cela démontre que grâce à ces tarifs, des personnes ont accès à une alimentation de qualité, alors qu’il ne l’aurait peut-être pas eu ailleurs.
Qui fréquente ce marché solidaire à Grenoble ? Analyse des publics
Pour mieux connaître les personnes fréquentant le marché nous avons mis en place un questionnaire, comportant des questions sur le profil des personnes, leur lieu de résidence, les modes d’approvisionnement autres que le marché et comment ils ont connu le marché. Nous avons récolté 31 réponses en 2025. 16 répondantes femmes, 14 répondants hommes et 1 personne d’un autre genre.
54% des personnes qui ont répondu à l’enquête vivent à proximité de La Bifurk (moins de 1 km). 17% habitent plus au sud de Grenoble (Villeneuve) et une personne plutôt côté Mistral, soit 75% des personnes originaires plutôt du sud de la ville. 12,5% habitent plutôt au Nord/Centre-Ville de Grenoble et 12,5% habitent une autre commune. Les répondants ont entre 18 ans et plus de 64 ans. Les 2 classes d’âge les plus représentées sont les 25-34 ans et les plus de 64 ans.
| 18-24 ans | 3% |
| 25-34 ans | 32% |
| 35-44 ans | 23% |
| 45-54 ans | 13% |
| 55-64 ans | 10% |
| 64 ans et plus | 19% |
En termes d’activité professionnelle, nous retrouvons différentes catégories, les plus représentées étant les employés, cadres et retraités. Il n’y a pas d’ouvriers.
| Étudiants | 3% |
| Employés | 29% |
| Professions intermédiaires | 10% |
| Cadres et professions intellectuelles supérieures | 23% |
| Agriculteurs exploitants | 3% |
| Retraités | 19% |
| Autres personnes sans activité | 13% |
Sur la composition des foyers,
- 23% des répondants vivent seuls, 35% vivent à deux et 43% font partie d’un foyer de trois personnes ou plus.
- 61% des foyers sont sans enfants, 16% des foyers avec 1 enfant, 19% avec deux enfants et 3% avec trois enfants ou plus.
Ces indicateurs nous donnent des signaux favorables quant à la mixité des publics, que ce soit en termes d’âge, d’activité ou de composition du foyer; qui sont nécessaires pour que la dimension solidaire du marché fonctionne, et que des personnes aient accès à des produits de qualité à un moindre coût.
Quel est le rapport des habitués du marché avec leur alimentation ?
Il a été demandé aux répondants de noter la satisfaction de leur alimentation de 1 (peu satisfait) à 4 (très satisfait). En moyenne, la note de 3,2 a été notée. En nous intéressant aux différentes caractéristiques des personnes, nous pouvons pouvoir une différenciation se créer selon :
- la catégorie d’âge :
- 2,7 pour les 55-64 ans et 2,9 pour les 35-44 ans
- 3,7 pour les plus de 64 ans et 3,5 pour les 45-54 ans
- l’activité professionnelle :
- 2 pour les étudiants (1 personne)
- 2,9 de moyenne pour les employés
- 3 pour les personnes sans activité professionnelle et les professions intermédiaires
- 3,6 pour les cadres et retraités
- le nombre d’enfants dans le foyer : plus il y a d’enfants dans le foyer plus la moyenne diminue
- 3,4 pour les foyers sans enfant
- 3,2 avec un enfant et 3 avec 2 enfants
- 2 de moyenne pour les foyers avec 3 enfants ou plus
On peut formuler l’hypothèse que le niveau de revenu, le coût du panier alimentaire moyen ainsi que le temps disponible consacré aux courses et à la préparation des repas constituent des facteurs susceptibles d’expliquer ces variations selon la situation professionnelle et l’âge des individus. Ces pistes pourront être approfondies dans le cadre d’une prochaine enquête, que nous pourrions envisager de mener dans les années à venir afin d’en préciser les déterminants.
Nous avons également interrogé les participants sur leurs critères pour le choix de leur alimentation. Ils devaient choisir 5 critères parmi 10, sans ordonnancement. Les 10 critères sont : Composition des produits, Contraintes de santé, Facilité de préparation, Habitudes familiales et culturelles, Impact environnemental, Marque ou label, Provenance, Prix, Qualité gustative, Saisonnalité. Les critères qui sont le plus souvent cités (31 répondants) sont :
- Impact environnemental (28) – cité par 90% des répondants
- Provenance (27) – cité par 87% des répondants
- Saisonnalité (26) – cité par 84% des répondants
- Qualité gustative (20) – cité par 65% des répondants
- Prix (19) – cité par 61% des répondants
En s’intéressant au profil des répondants, nous observons quelques différences se créer :
- Les employés (9 répondants) pour qui la saisonnalité est le critère le plus cité (100% des répondants), puis l’impact environnemental et le prix (78% des répondants) puis la provenance (67% des répondants) et qualité gustative (56%)
- Les personnes sans enfants (19 répondants) pour qui le prix est le 5ème critère le plus important et cité par 52% des répondants. Alors que pour les personnes avec enfants (12 répondants), le prix est le 3ème critère avec la provenance et cité par 75% des répondants.
- Chez les répondant-es hommes et femmes les critères les plus cités ne sont pas tout à fait dans le même ordre et avec le même niveau de citation :
| Femmes | Hommes | |
|---|---|---|
| Provenance | 93,8 % | 78,6% |
| Contraintes de santé | 6,3% | 21,4% |
| Composition des produits | 43,8% | 35,7% |
| Prix | 62,5% | 57,1% |
| Impact environnemental | 87,5% | 92,9% |
| Facilité de préparation | 18,8% | 0% |
| Habitudes familiales et culturelles | 6,3% | 14,3% |
| Qualité gustative | 56,3% | 71,4% |
| Saisonnalité | 87,5% | 78,6% |
| Marque ou label | 25% | 14,3% |
Comment les habitant.es connaissent ce marché local et solidaire ?
Concernant le mode de connaissance du marché :
- 9,7 % des personnes ont connu le marché via le bouche à oreille et 16% via les producteurs/exposants du marché.
- La communication Bifurfk / Cultivons (papier, digital, aller vers) a fait connaître le marché à 35,5%
des personnes. En complément la communication ville a permis de toucher 6,5% des répondants.
- 19,4% des personnes ont connu le marché en passant ou via le fait qu’ils habitent le quartier.
- 13% de non répondants à la question.
Les répondants sont globalement enthousiastes quant à la présence du marché, beaucoup soulignent
- son côté convivial : ils viennent pour y retrouver des proches, boire un verre (Bifurk Café), profiter des animations (marchés festifs et animation de la Bifurk) ;
- la qualité des produits et leur provenance (local)
42% des répondants déclarent venir au marché toutes les semaines et 29% 1 à 2 fois par mois soit 71% des personnes pour qui le marché est une source d’approvisionnement régulière. 13% des personnes déclarent venir ponctuellement, 6,5% quand cela est possible financièrement. 1 personne a déclaré sa présence comme exceptionnelle (3%) et 2 sont sans réponse (6,5%).
De façon plus globale, les modes d’approvisionnement habituels que les personnes ont déclarés sont les suivants (plusieurs réponses possibles, 29 répondants) :
Nombre | Pourcentage(sur 29) | |
| Supermarchés, hypermarchés (Carrefour, Leclerc, Casino, Super U, Auchan…) | 19 | 65,5% |
| Hard-discount (Lidl, Aldi)* | 2 | 6,9 % |
| Marchés (Flaubert et/ou autres) | 26 | 89,7% |
| Epicerie locale / bio | 8 | 27,6% |
| Magasins bio (satoriz, Biocoop) | 8 | 27,6% |
| Direct producteur (hors marché) | 6 | 20,7% |
| Aide alimentaire | 2 | 6,9% |
* Il s’agit des personnes ayant directement répondu un nom de magasin. Certains ont déclaré “supermarché”, “grande surface” sans précision de l’enseigne et ont été classés dans Supermarchés, hypermarchés.
Après une année de fonctionnement hebdomadaire, le marché semble donc devenir un lieu d’approvisionnement régulier pour un certain nombre d’habitants, renforçant les constats qui ont conduit à sa création, et le besoin d’un lieu d’approvisionnement comme celui-ci sur le quartier. Par ailleurs, le marché tend à s’inscrire comme un mode d’approvisionnement complémentaire aux grandes et moyennes surfaces. Cette hypothèse sera à creuser et analyser dans le suivi du marché sur l’année 2026.
Les défis pour faire durer le marché Flaubert à Grenoble
Pour assurer la pérennité du marché, nous travaillons maintenant sur plusieurs axes :
- continuer la communication à destination de tous les publics afin de continuer à faire connaître le système de triple tarification pour qu’il soit utilisé, tout en veillant à l’équilibre de la caisse, c’est à dire un équilibre entre tarif le plus élevé et tarif le plus bas. Un travail sur la signalétique est en cours pour aussi améliorer la visibilité de la caisse, être transparent sur le solde au fil des marchés
- renforcer l’ancrage local du marché : en faisant des marchés festifs saisonniers, des moments de rendez-vous et de convivialité incontournables sur le quartier! Nous souhaitons aussi renforcer le lien aux partenaires locaux, pour qu’ils soient des relais pour faire connaître le marché, et puissent avec nous animer les temps festifs
- développer avec les agriculteurs le marché : d’une part avec un objectif d’augmenter le nombre de stands présents sur le marché, pour renforcer l’offre de produits, et d’autre part en continuant de consulter et faire évoluer le marché avec les agriculteurs
évaluer et suivre l’impact du marché : développer notre volet d’études quantitative et créer un volet d’étude qualitative, notamment en partenariat avec Sciences Po Grenoble, pour être en capacité d’évaluer : qui sont les publics qui fréquentent le marché ? Pour quelles raisons ? Comment est perçue, utilisée, ou non utilisée la triple tarification ? Comment le marché s’insère comme un lieu d’approvisionnement sur le quartier ? Quelles sont les freins à la fréquentation pour celles et ceux qui ne viendraient pas au marché ?
Pour en savoir plus sur le projet du marché, contactez nous : valentine.l@cultivons.org